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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 06:52

Merci pour vos visites, nous espérons avoir pu vous aider dans la préparation de votre tour du monde.

 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 16:22

Bonjour à tous, 

 

Cela faisait longtemps que nous n'avions pas écrit mais c'est avec un très grand plaisir que nous vous annonçons la transformation du blog en site Internet. Allez-y et n'hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez !

http://lameduvoyageur.com/Bienvenue.html

 

 

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 20:22

C’est un peu tristes que nous montons à bord de notre dernier avion. Notre tour du monde prend fin ce 2 décembre 2010, onze mois après notre départ. Une fois installés dans nos sièges, nous faisons un petit bilan. Nos sentiments sont partagés, nous sommes à la fois heureux de retrouver nos familles et nos amis, mais nous sommes aussi tristes que notre aventure s’achève, conscients d'avoir vécu l’une des plus belles expériences de notre vie. Nous avons adoré nous perdre dans les ruelles des villes du monde entier, adoré nous baigner dans des endroits paradisiaques, adoré affronter la vie hostile dans la jungle, adoré partager des moments de complicité avec la population, adoré sentir notre cœur battre plus fort à la découverte d’un paysage stupéfiant ou d’un monument incroyable, adoré plonger dans les mers du monde entier contempler une vie sous-marine d’une richesse incroyable, adoré notre tour du monde tout simplement.

Mais ce que nous ne disons pas souvent, c’est qu’un tour du monde, ça n’est pas de tout repos. Quand les conditions ne sont pas au top, il arrive que le moral ne soit pas au rendez-vous. Se trimbaler un sac à dos pendant un an, changer de lieux chaque jour, la fatigue qui s'accumule, se laver à l’eau froide et à l’aide d’une bassine, dormir dans des hôtels miteux, sans draps, crasseux et avec des cafards, négocier tout le temps et se prendre la tête sans arrêt, mais aussi supporter une chaleur bien souvent étouffante avec un taux d’humidité frôlant les 90%... l’envers du décor est loin de laisser rêveur. Bref, c'est loin d'être des vacances reposantes, mais avec un peu de recul nous arrivons vite à rire de nos mésaventures. Et les transports sont en partie responsables de notre fatigue. Nous avons ainsi passé un nombre d'heures énorme dans les transports :

-          42 vols qui correspondent à 142 heures en avion, soit près de 6 jours.

-          738 heures en bus, soit 31 jours !

-          118 heures en bateau, soit 5 jours.

-          81 heures en train, soit plus de 3 jours.

-          Plus un nombre incalculable d’heures passées dans les véhicules de

            location, taxis, tuk tuk, éléphants, cyclo-pousse etc.

 

Il est vrai que la deuxième partie du voyage a été beaucoup plus fatigante que la première. Après coup, on se dit qu'on aurait dû finir par l’Amérique du sud, dans un contexte plus zen. Ce qui est sûr, c'est que nous avons indéniablement préféré la première partie du voyage, non seulement parce que nous avons vécu des expériences particulièrement mémorables mais aussi parce que nous nous y sentions bien mieux. L’Asie est vraiment un continent à part, loin de notre culture et clairement plus fatiguant

  

Durant notre tour du monde, nous avons parcouru 23 pays. Alors encore une fois, la question récurrente est : « Qu’avez-vous préféré ? ». Pendant un an, nous avons vécu tellement de choses et vu tellement d’endroits différents qu’il est impossible de répondre. Du désert brûlant du Thar au lagon turquoise de Polynésie, de la jungle touffue de Malaisie aux Icebergs translucides d’Argentine, nos pieds ont foulé les endroits naturels les plus merveilleux de la planète. Nous avons admiré les créations époustouflantes de l’homme, depuis les sublimes temples d’Angkor au majestueux Taj Mahal, en passant par la célèbre Grande muraille de Chine. Tant de souvenirs et tant de moments vécus... Alors pour répondre à la question, nous vous avons concocté un pêle-mêle de nos coups de cœur :

Top 3 spectaculaire Top 3 monuments

Top 3 AVENTURE Top 3 nature

  Top 3 peuple

top 3 Top 3 DUR

 

 

Top 3plage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce tour du monde nous aura offert des milliers de souvenirs, des rencontres qui nous ont enrichis, des expériences inoubliables... Après onze mois à bourlinguer, une conclusion s’impose : la certitude de recommencer si la vie nous le permet.

Avant de partir, nous avons fait le choix de créer ce blog. A la base, il était fait pour rassurer nos proches et décrire plus facilement ce que nous vivions. Mais finalement, il s’est avéré être un formidable outil. Il nous a permis de réellement partager notre aventure avec vous et il constitue désormais un merveilleux souvenir.  

Depuis le 28 décembre 2009, date de la création du blog, nous avons eu 7503 visites et 35 750 pages vues. Nous tenons à remercier tous ceux qui, au fil de nos aventures, nous ont supportés en écrivant des commentaires. À chaque connexion, nous étions impatients de voir qui nous avait écrit et chaque mot nous faisait chaud au cœur. Nous tenons à dire un grand merci à tous nos amis et notre famille et particulièrement Gigi et Christian, Liloo et les siens, Laurent, Marie-Jo, Babie et Laurie, Charly, Misètte, Patrick, Philippe, Caro, Irène, Angeline, Sébastien, Joëlle et Isabelle, Manon et Anne-Laure qui ont été particulièrement présents.

Mais nous avons aussi fait de belles et nombreuses rencontres au cours de notre voyage et nous gardons un souvenir impérissable de ceux qui ont croisé notre route. Nous pensons à Franck et Alexia avec leurs deux bouts de chou Anaë et Matéo, votre voyage avec vos enfants nous a donné l’envie de recommencer ce projet avec nos futurs enfants, Vanina et sa famille que nous accueillerons avec plaisir en France,  Anne-Louise Adrien et toute la bande d’Hong Kong qui nous ont accueillis et fait découvrir la ville, Pierre et Johnsi qui ont été adorables, Fabrice et Stéphanie à qui nous souhaitons un très beau tour du monde, Diane et son ami avec qui nous avons partagé un super moment au Viêtnam, mais aussi Christian et Sylvie, Nathalie et Gauthier, Adèle et Alexandra, Anne-Laure et Jean, Sabrina et Olivier,  Guigo et Federico,  Philippe et Eliane, Julie et Mathieu, Josue, Katie et Charlotte, Yves et Kent, Clémentine et Thomas, Simon et Morgane, Charles et Magali, Gaëlle et Claire, Facu et Némésia, Andrea et Emmet, Lisa et Dieke, Ludovic et Yoon, Ally et John, France, Jhallal, Natasha et les filles, Jeremy et tous les autres.

Nous pensons aussi à ceux qui ont partagé nos périples tels que Gigi et Christian, la famille Dussaud (presque) au complet et Philippe. Votre présence et votre bonne humeur (plus vos saucissons, fromage et autres produits français que nous ne mentionnerons pas ;-) ) nous ont permis de reprendre à chaque fois du poil de la bête. Nous sommes heureux d'avoir partagé ces moments avec vous et espérons qu'il y en aura de nombreux autres. 

 

Durant les 11 heures du vol retour, nous n'arrêtons pas de repenser aux moments qui ont été notre quotidien pendant un an. Tant de souvenirs impérissables... Mais déjà nous atterrissons et il est temps pour nous de revenir à la réalité. Notre retour va s’avérer plus difficile que prévu : la neige bloque une partie de la France et de nombreux trains sont annulés. Notre avion a plus d’une heure de retard et nous sommes short pour attraper notre train. De plus, il fait un froid de canard et nous avons du mal à nous habituer à ce changement radical de température. Après une course dans l'aéroport nous attrapons finalement notre train. Nous sommes claqués et avons vraiment hâte d’arriver. Quand le train entre en gare d’Avignon et que nous sortons sur le quai, c’est un véritable comité d’accueil qui nous attend ! Nos familles mais aussi nos amis sont venus nous faire une surprise ! Nous ne nous y attendions vraiment pas, nous sommes très heureux de les revoir et d’être enfin de retour au bercail. 

 

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Des retrouvailles qui s’éternisent, les mêmes histoires que l’on raconte sans cesse… difficile de retracer une année de voyage !

Alors oui, comme beaucoup qui se posent la question, le retour est parfois un peu dur. Dur de gérer le fait de ne pas bouger et visiter tous les jours et surtout de se dire que c’est fini, bien conscients que nous venons de vivre l’une des plus belles années de notre vie.

Maintenant il s’agit de reprendre le cours de nos vies, telles qu’elles étaient il y a un an. Après quelques jours passés en France à reprendre nos vieilles habitudes, nous avons la fâcheuse impression de n’être jamais parti, que tout ceci était un rêve. Mais heureusement les souvenirs sont bien présents, prêts à nous rappeler à chaque instant ce que nous avons vécu. Ces souvenirs, nous les avons dans nos cœurs pour la vie…

Nous avons prévu de nous reposer pendant le mois de décembre et de profiter de la magie de noël. Nous sommes riches de projets et nous ne manquons pas d’envie et de volonté pour les réaliser. Mais pour l’instant CARPE DIEM…

Ça y est, ce sont les dernières lignes de ce blog et nous sommes tristes à l’idée que tout cela se finisse. Nous avons été heureux de partager cette aventure avec vous et, n’oubliez pas les amis, what a wonderful world… 


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Caroline et Morad


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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 14:56

 

C’est un pays totalement différent que nous avons découvert lors de notre périple dans le sud. Moins de monde dans les rues, plus moderne, plus zen… bref, plus relax et moins prise de tête.

Bombay nous change des petites villes attachantes du Rajasthan. Mégalopole de 15 millions d’habitants, elle est résolument plus moderne. Ici pas de vaches dans les rues mais des buildings à perte de vue. La capitale économique de l’inde ne cesse d’évoluer et montre un visage dynamique. Sur le trajet nous menant de la gare à Colaba, le quartier touristique, nous apercevons des centres commerciaux à l’américaine, des immeubles modernes et des restos branchés. Mais quelques mètres plus loin nous passons à coté d’immenses bidonvilles. Car il faut savoir que Bombay reste le plus grand bidonville de l’inde. Ces “Slums” se mélangent aux quartiers riches et les grandes fortunes côtoient la misère la plus rude dans une indifférence qui fait peur. Le contraste est criant et malheureusement bien réel.

 

Nous restons seulement trois jours à Bombay, car pour être honnêtes, il n’y a pas grand chose à faire et la ville est terriblement chère. Nous qui payons généralement 250 roupies (4 euros) pour une chambre, nous nous retrouvons à débourser plus de 1300 roupies pour une chambre sans fenêtre et avec salle-de-bain dans le couloir.

 

Durant notre séjour nous en profitons pour nous balader dans les quartiers de Marine Drive, de Church Gate ou de Victoria Station. Nous évoluons au milieu des souvenirs de la présence anglaise : vieux bus à impériale, partie de cricket en pleine ville et vieilles maisons coloniales donnent un cachet anachronique à la ville.

Le dernier jour nous prenons le ferry devant l’Indian Gate et le Taj Mahal hôtel (lieu des récents attentats) pour nous rendre à Elephant Caves. Cette île abrite des temples creusés à même la roche et présente un ensemble de sculptures liées à la mythologie hindoue : Ganesh, Shiva, Parvati… certaines figures sont magnifiques et nous tombons en admiration devant une immense tête de Shiva aux trois visages haute de cinq mètres. Nous passons notre dernière soirée chez Bonny, une amie indienne de Laurent, Pierre et Johnsi.

 

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On quitte Mumbai pour aller bien plus au sud dans le Kerala. Nous prenons l’avion pour éviter 27h de train et nous atterrissons directement à Kochi. A l’aéroport nous faisons la connaissance de deux Londoniennes très sympas, Katie et Charlotte, avec qui nous allons passer les quatre prochains jours.

Nous nous installons tout d’abord à Fort Cochin avant de décider de partir le lendemain matin pour Alleppey, lieu d’où partent la majorité des Houseboats. Cela fait longtemps qu’on attend d’aller dans les Backwaters, ce vaste réseau de canaux bordés de cocotiers.

Nous trouvons une petite Guesthouse très agréable en bord de mer et profitons un peu de la plage avant d’aller au port négocier un bateau.

 

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Nous trouvons une embarcation traditionnelle avec deux chambres, parfaite pour nous quatre et tombons d’accord sur un prix. Nous naviguons le long des petits canaux et l’équipage est au petit soin. Nous avons droit à des repas typiques à base de poissons et de lait de coco. La cuisine Kéralaise est plus épicée que dans le nord mais c’est un régal. Nous nous laissons aller au fil de l’eau, observant les villages se confondant avec les rizières, perdus au milieu de nulle part. Sur le rivage, les habitants vaquent à leurs occupations : certains viennent chercher de l’eau avec une cruche et les femmes battent leur linge au bord du canal.

Nous nous détendons peu à peu, loin du bruit et du chaos des dernières semaines. Nous nous prélassons sur le pont, lisons et papotons avec Katie et Charlotte. Nous passons une agréable soirée avant d’aller nous coucher. Le lendemain, nous ne naviguons qu’une heure après le petit déj. pour atteindre le port. Les filles doivent partir pour Goa tandis que nous devons aller à Madurai. Nous nous disons au revoir et nous nous promettons de nous revoir très vite en Europe.

 

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Nous attendons jusqu’à une heure du matin pour prendre notre train à destination de Madurai. Nous n’avons pas prévu de rester dans cette ville mais nous voulons absolument voir le Sri Meenakshi Temple, l’un des sanctuaires les plus impressionnants de l’inde. Une fois arrivés, nous nous rendons effectivement compte que la ville, assez glauque, n’a rien d’attrayante. Nous allons directement au temple que nous apercevons de loin grâce à ses onze tours qui jaillissent au dessus des toits. C’est la première fois que nous voyons une architecture pareille. Typique de l’inde du sud, elle se caractérise par des tours hérissées de centaines de statues de divinités. Ces sculptures, peintes de toutes les couleurs sont tellement nombreuses qu’il est difficile de distinguer qui est qui. A l’intérieur du temple, des mandalas sont dessinés sur le sol et le plafond et créent un univers coloré et chargé.

 

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En se baladant, on observe de nombreux témoignages de religiosité : des fideles habillés de safran et d’orange vont déposer des colliers de fleurs sur les statues et allument des petites lampes à huile qu’ils déposent sur des autels.

 

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Un à un ils viennent se faire bénir par Parvati, l’éléphant du temple qui dépose sa trompe sur leur tête. Nous aussi, après avoir apposé sur notre front le traditionnel bindi, nous passons sous la trompe de Parvati. Le temple est une véritable ville dans la ville et nous passons un temps fou à arpenter les diverses salles, allées de colonnes et cours aux multiples bassins. Ravis de cette visite, nous repartons en direction de la bus station afin d’acheter nos billets pour Pondichéry.

 

Nous roulons toute la nuit et arrivons sous un déluge dans cet ancien comptoir français. Et oui, dans cette partie de l’inde, la mousson n’est pas finie et c’est dans 20 cm d’eau, nos pantalons relevés et nos chaussures à la main que nous partons chercher un hôtel.

Nous devons rester plusieurs jours ici car il nous tient à cœur de visiter cette ville. En effet, Laurent, le frère de Caroline, ainsi que Pierre et Johnsi chez qui nous étions au Vietnam, ont habité plusieurs années à Pondichéry. Ils nous ont d’ailleurs concocté un super programme et on les remercie pour tous leurs conseils.

 

Pondichéry ne ressemble en rien à ce que nous avons vu auparavant. A vrai dire, on s’était demandé comment Laurent pouvait habiter en inde mais maintenant nous comprenons mieux pourquoi. C’est la première fois que nous pouvons nous balader tranquillement dans les rues sans être harcelé ou dévisagé. Ici, les indiens, sûrement habitués à la présence occidentale, nous considèrent normalement et vivent leur vie sans faire attention à nous. Du coup, tout est beaucoup plus authentique et on peut enfin avoir une conversation avec un indien sans que cette dernière soit intéressée.

Pondichéry est donc une place un peu à part, un lieu où de nombreux éléments témoignent de l’ancienne présence française. La ville blanche regorge de superbes bâtisses coloniales et les rues Romain-Rolland ou Saint Louis ont un p’tit air de chez nous… La ville abrite bien entendu une alliance française mais compte également un lycée français, une statue de Jeanne d’Arc et d’innombrables restaurants français, sans oublier le fait que beaucoup d’indiens parlent toujours la langue de Molière. Bref, on se sent comme chez nous et après onze mois de voyage, ça fait du bien.

 

La pluie a laissé place au soleil et nous en profitons pour nous balader dans la ville. Nous remontons le long du bord de mer et découvrons le Government Place, l’église Notre-Dame-des-Anges et la statue de Gandhi. Nous bifurquons et rentrons désormais au cœur de la ville noire, la où vit la population locale et y trouvons une ambiance bien plus animée. Nous arpentons les Nehru Street et Gandhi road, faisons un stop pour manger un bon Thali et allons nous balader dans le marché indien.


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Le lendemain, nous louons un scooter et allons à Kuruchikuppam, un village de pêcheurs au nord de Pondi, rencontrer les anciens voisins de Laurent. Nous demandons plusieurs fois notre route et trouvons assez facilement la maison de Gomathi. Nous garons notre scooter et allons frapper. Une petite fille nous ouvre et nous lui expliquons qui nous sommes. Après un grand sourire, elle nous fait rentrer et court dire à sa famille que « la sœur de Laurent et son ami sont là ». Ils semblent réellement ravis de nous voir et nous posent plein de questions sur Laurent. Ils nous invitent à manger et de fil en aiguille nous proposent de passer l’après-midi avec eux. Ils sont adorables et c’est un réel plaisir que de partager des moments avec cette famille indienne.

 

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L’après-midi nous partons donc tous ensemble à Auroville, une sorte de village utopique où une communauté humaine essaie de vivre différemment. Nous finissons par la visite par l’Ashram de Sri Aurobindo, l’instigateur de ce projet avec « la mère ». Nous passons encore quelques moments avec Gomathi et sa famille avant de les quitter.

Nous allons ensuite au cinéma du coin voir un film en tamoul, ce qui se révélera être une expérience inoubliable. Le film, kitsch à souhait, est presque aussi drôle que les spectateurs eux même, qui hurlent, sifflent et applaudissent à chaque rebondissement. Le spectacle est autant sur l’écran que dans la salle et nous partons avant la fin, pas assez courageux pour assister à plus de trois heures de film.

 

Le lendemain matin, nous allons à l’Institut français de Pondichéry, où travaillaient Laurent, Pierre et Johnsi. Muthu Sankar, un ancien collègue de Laurent, adorable, nous fait visiter l’IFP pendant plus d’une heure. Nous passons dans les différents départements et tout le monde nous accueille chaleureusement, nous parlant encore de la fabuleuse aventure de Laurent « qui est rentré d’Inde en France avec sa vieille Enfield Bullet ».

 

L’après-midi, nous prenons un bus pour Chidambaram. Laurent nous a parlé d’une cérémonie incroyable qui se déroule tous les soirs à 22h dans le temple de Shiva Nataraja. Et effectivement, quelle cérémonie ! Nous étions les deux seuls touristes au milieu de pèlerins. Dans le sanctuaire central recouvert d’un toit d’or, les Brahmanes ouvrent des portes argentées et laissent apercevoir la statue de Shiva, qu’ils baignent de lait et d’épices. Des centaines de lampes à huile sont disposées un peu partout. Tout d’un coup, des cloches retentissent et une musique grandit peu à peu. Un indien souffle dans un coquillage à la manière d’une corne de brume, tandis qu’un autre avec un tambour marque le rythme lancinant de la cérémonie. Tout s’accélère quand le Brahmane porte les bougies à la hauteur de Shiva et la foule se lève brusquement en joignant les mains pour prier. L’odeur de l’encens se fait plus forte tandis qu’un Brahmane nous met dans les mains un peu de lait et de riz. Commence alors le grand rituel où la statue de Shiva est transportée d’autel en autel dans un palanquin et sous un parasol de cérémonie, à la manière des grands Maharajas… Un spectacle passionnant et d’une grande ferveur. Nous quittons le temple à minuit avec l’ensemble des fidèles.

 

Nous partons le lendemain récupérer nos bagages à Pondichéry et prendre un bus pour Chennai. C’est de là que part notre avion pour Paris. Et oui… c’est la fin de notre belle aventure. Il ne nous reste plus qu’un jour et notre tour du monde s’achèvera. Nous sommes un peu tristes à l’idée d’écrire ces dernières lignes, mais nous laisserons un dernier article dans quelques jours en guise de bilan. Nous profitons de notre dernière journée pour nous reposer. Ce soir, nous allons fêter ça dans un des meilleurs restaurants de la ville, avant d’aller à l’aéroport. Demain, nous serons à la maison et nous aurons retrouvé nos familles. Alors les amis, préparez l’apéro, ON ARRRIIIIVVVVEEE !!!!!!!! 


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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 11:28

Le pays des rois nous ouvre enfin ses portes. Monde des Milles et unes Nuits, le Rajasthan possède des joyaux tels que Jodhpur la bleue, Udaipur la blanche, Jaisalmer la jaune ou encore Jaipur la rose. C’est dans cette dernière que commence notre périple. Comme de nombreuses villes du Rajasthan, la ville possède plusieurs palais dignes des plus beaux contes, se mêlent éléphants parés de peintures d’or, salles somptueuses serties de pierres précieuses et agrémentées de fresques colorées, ainsi que des cours intérieures de marbre blanc.

Tout reflète le faste d’antant. On imagine alors facilement le Maharaja trônant dans son fauteuil en argent au milieu d’une pièce s’étalent les plus beaux tapis et les plus beaux coussins en soie aux couleurs chatoyantes. Tout est somptueux, des portes en bois ornés de gros clous en fer, aux terrasses laissant voir les Jalis, ces superbes panneaux de pierre si finement sculptés qui permettaient aux femmes du Maharaja de voir ce qui se passait à l extérieur sans être vues. Il est facile de voyager dans le temps, surtout quand on sait que Jaipur, comme bien d’autres villes du Rajasthan, est le lieu de résidence de l’actuel Maharaja. Difficile de croire que l’inde moderne côtoie l’inde millénaire…

La ville s’élève à l intérieur de hauts remparts encore intactes et ses avenues sont bordées de bazars regorgeant de vie. Les étals laissent apparaitre des fruits et légumes appétissants et des épices aux odeurs délicieuses. Nous nous plaisons à visiter le City Palace, immense édifice aménagé en musée à travers une succession de cours et de petits palais, et actuelle résidence du Maharaja.

Nous allons faire un tour à l’observatoire astronomique Jantar Mantar situe juste à cote avant de filer au Palais des vents. Ce monument est principalement connu pour sa façade finement ouvragée, avec ses niches et ses fenêtres aux motifs géométriques.

Le lendemain nous continuons notre découverte de la ville par l’Amber Palace, le Jaigarth Fort et le Water Palace. Si les deux derniers ne méritent que quelques minutes d’attention, l’Amber Palace nécessite quant à lui qu’on s’y attarde. Perché sur une falaise et entouré d’une muraille, le palais offre à voir une succession de salles, de cours et de jardins d’inspiration Perse.

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Notre Audio-guide nous explique très bien le fonctionnement du palais et la fonction de chaque salle. Du hall des audiences au harem en passant par les passages secrets menant aux appartements des favorites du Maharaja, tout est pensé et organisé. Nous passons un bon moment à nous perdre dans ce palais avant de rentrer à l’hôtel.

Nous partons le jour suivant pour Pushkar, petit village situé autour d’un lac sacré . Cela fait du bien de se retrouver dans une ville à l’échelle humaine. Le centre est quasi-piéton et est donc beaucoup plus apte à la balade, loin des klaxons et de la circulation effrénée. On quitte lentement une inde moderne pour s’immerger plus profondément dans l’inde traditionnelle.

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Nous avons une sacrée chance puisque nous tombons lors de l’annuelle foire aux chameaux. Les nomades du désert et les paysans de la région débarquent dans leurs plus beaux atours pour vendre et acheter du bétail.

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Cette foire donne lieu à de nombreux événements comme des concours de moustaches ou des courses de chameaux. Nous nous baladons aux alentours du village, là les chameliers ont installé leurs tentes.

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Nous faisons connaissance avec les familles nomades. Nous nous prenons d’affection pour une bande de gosses, amusés de voir leurs portraits sur notre appareil photo et tombons sous le charme d’une petite fille au regard magnifique.

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Nous aimons beaucoup Pushkar. Ses gaths sont le lieu des traditionnelles ablutions et ses rues voient affluer des centaines de pèlerins venus de toute l’inde venus se ressourcer dans ce lieu sacré.

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La ville est un festival de couleurs et nous nous régalons à photographier les hommes aux turbans colorés et à la fière moustache, ainsi que les femmes drapées dans des saris aux teintes vives.

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Au détour d’une rue nous tombons sur des charmeurs de serpents, jouant de la flûte pour faire sortir les Najas de leurs paniers. Bref, Pushkar fait partie de ces lieux authentiques et plein de charme qu’il nous plait de visiter.

Nous continuons notre périple à Jaisalmer, qui se révélera être notre coup de cœur au Rajasthan . A 100 kms du Pakistan et au fond du désert du Thar, cette magnifique cité fortifiée abrite des merveilles architecturales. Nous ne savons plus où donner de la tête car les ruelles et les édifices sont tous plus beaux et raffinés les uns que les autres, offrant à voir de superbes sculptures. Les façades finement ciselées du palais du Rajmahal finissent de nous séduire.

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Mais Jaisalmer c’est aussi le désert et nous décidons de le découvrir à dos de chameaux. Nous partons donc en safari durant deux jours, excités à l’idée de dormir à la belle étoile au milieu des dunes. Nous partons en compagnie d’un couple Allemand et d’une famille indienne qui nous invitera plus tard à leur rendre visite à Pune, leur lieu de résidence.

On nous attribue à chacun un chameau et nous baptisons les nôtres : Caro est assise sur Bob et Morad sur Robert. Nous passons deux jours à arpenter le désert parfois composé de zones rocailleuses et d’autres fois par de majestueuses dunes.

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Nous sommes heureux de soulager nos fesses en faisant divers arrêts. Nous passons par des villages et nous nous arrêtons pour manger. Les chameliers sont adorables et nous concoctent de bons petits plats, un peu épicés tout de même !

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Le soir nous installons notre campement au creux d’une dune et nous mangeons devant un feu. Nous passons une excellente soirée à écouter les indiens chanter et à papoter de nos divers us et coutumes.

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Nous retournons sur Jaisalmer le temps de prendre nos affaires et d’aller à la gare. Nous partons cette fois-ci à Jodhpur la bleue. A part notre visite à la forteresse de Mehrangarh, notre temps sera consacré à la découverte de la vieille ville. Au milieu des étals d’épices et vendeurs de saris, les ruelles étroites aux maisons bleues participent à une ambiance attachante. Les portes des maisons sont ouvertes sur l’extérieur et laissent s’échapper des senteurs de cuisine tandis que des vaches sacrées passent au milieu des enfants en train de jouer.

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Notre dernière étape est Udaipur. Dans le bus nous y menant nous rencontrons Stéphanie et Fabrice, un couple de français commençant un tour du monde par l’inde. En leur narrant nos aventures, nous sommes tout d’un coup envieux de les voir traverser les pays qui nous ont tant plus et on se dit qu’on aimerait bien repartir en sens inverse…

Nous passons deux jours ensemble à discuter autour d’un bon Chai (thé indien) et à flâner dans la ville. Nous allons voir le lac et le City Palace. Caroline décide également de prendre un cours de cuisine avec Shashi. Cette dernière se révèle extraordinaire et son cours à hauteur de sa réputation. Naan, Chapati, plats à base de légumes et de Masala… en tout une dizaine de plats sont passés en revue. Un super moment qui présage de bons repas à la maison. Nous quittons définitivement le Rajasthan pour Mumbai. Nous disons au revoir à Steph et Fabrice et prenons un train de 17h pour l’univers de Bollywood.

 

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 09:47

Notre dernier mois de voyage sera vraisemblablement plus éprouvant que ce à quoi nous nous attendions, d’autant plus que les mois précédents n’ont pas été de tout repos. En effet, l’Inde est une véritable terre de contrastes qui offre à voir autant de choses merveilleuses qu’horribles. Et il n’est pas facile facile de côtoyer chaque jour mendiants, difformes, lépreux et enfants dormants dans les rues. On dit d’ailleurs que l’Inde ne laisse pas indifférents, soit on l’adore, soit on la déteste. Nous aurions une vision un peu plus nuancée. Nous avons été particulièrement touchés par la rencontre avec certains indiens et dégoutés par d’autres, nous avons vu des merveilles architecturales collées à des bidonvilles, des vaches sacrées se baladant tranquillement au milieu d’une circulation infernale, des anciens palais de Maharajas côtoyant des abris de fortune, ainsi qu’une terrible misère humaine.

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Voyager en Inde n’est pas facile moralement mais a l’avantage de nous faire relativiser. On se dit qu’on est bien chanceux d’habiter en France et d’avoir la situation qui est la notre. Bien sûr, nous le savions avant et il ne nous a pas fallu attendre ce dernier pour nous en rendre compte, mais le pays s’impose comme un bon bilan. Bref, nous ne dirions pas que nous adorons l’Inde ou que nous la détestons, mais plutôt que nous sommes fascinés par certains de ses côtés et fatigués par d’autres. Fatigués de se battre tous les jours avec les indiens voulant nous arnaquer, s’intéressant faussement à nous simplement pour nous soutirer quelques roupies, fatigués de répondre à leurs questions incessantes, fatigués des conditions de voyage… Pourtant, il suffit de sortir des sentiers battus pour rencontrer une population attachante. Et nous l’avons bien vu lors de Diwali, une fête Hindoue où chacun illumine sa maison avec des bougies et allume des feux d’artifices. Nous avons rencontré des familles adorables, nous conviant à partager Diwali et nous offrant des pâtisseries. Les enfants nous invitent également à jouer avec et leurs pétards et nous découvrons au cours de la soirée l'hospitalité et la générosité des familles indiennes.

C’est donc plein de contradictions que se sont faits nos premiers pas à Delhi. Cette capitale bruyante et agitée, à l’instar du reste du pays, n’est pas vraiment passionnante mais se révèle être une assez bonne introduction à l’inde moderne et ses contradictions. On s’y est baladés en rickshaw au milieu d’une foule grouillante pour explorer les principaux monuments Moghols. Nous avons ainsi pu voir la ferveur des musulmans lors de l’appel à la prière devant la sublime mosquée Jama Masjid et contempler la grandeur de l’ancien empire Moghol en découvrant le Fort Rouge. Notre séjour à Delhi fut plus tourné sur un itinéraire insolite, à la découverte de ses ruelles, de ses marchés et de ses habitants. Nous y avons pris le pouls du pays mais aussi nos marques.

Notre deuxième étape fut la ville d’Agra et son célèbre Taj Mahal. Chef-d’œuvre de l’architecture Moghol, le Taj est tout simplement… stupéfiant ! Même pour Caroline qui l’avait déjà vu lors de son premier séjour en Inde, le Taj est toujours aussi prodigieux. Caché derrière des murs et une porte toute simple, le mausolée se découvre alors brutalement. Première vision, éblouissante et presque irréelle, le monument de marbre blanc apparait au bout d’un long jardin, un bassin à ses pieds, flanqué de part et d’autre de deux édifices en grès rouge. Il se dresse là, colossal et majestueux, nous laissant un instant pétrifiés d’émotion.

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La légende prétend que le Taj Mahal est dédié à l’amour perdu de l’empereur Shah Jahan. La mort de Mumtaz Mahal, sa compagne et âme soeur, laissa ce dernier fou de chagrin. Il fit vœu de construire un monument à sa mémoire qui n’ait pas son pareil au monde. Et il a plutôt bien réussi. La visite en elle-même aurait pu être assez courte mais nous passons pourtant trois heures à observer cet ouvrage magnifique. Comme des milliers de visiteurs, nous enlevons nos chaussures pour entrer dans le mausolée et observer les tombeaux. L'intérieur est assez sobre et c'est dehors que nous préférons être. Le Taj Mahal est hamonieux et nous nous posons sur la pelouse pour l'observer encore et encore.

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Nous partons à contre coeur car il nous faut visiter les autres monuments de la ville, tels que le Fort Rouge, beaucoup plus intéressant que celui de Delhi. Cette énorme forteresse, ancien palais des empereurs Moghols, n'a pas le charme du Taj Mahal mais se révèle passionnante à visiter. Derrière de puissants remparts, elle abrite une enfilade de palais de marbre, de mosquées et de jardins somptueux reflétant sans grande difficulté la puissance de cette cité impériale.

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Nous n'avons malheureusement pas le temps de découvrir plus Agra et nous mettons le cap le soir même sur Jaipur, capitale du Rajasthan.


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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 15:58

 

Haaaa, le Népal… on respire à nouveau ! Nous voilà enfin au pays des montagnes sacrées. Berceau du bouddhisme, le Népal est l’un des pays les plus pauvres du monde mais aussi pour nous l’un des plus attachants.

 

Notre devons organiser notre séjour en deux partie car Gigi et Christian nous rejoignent une semaine après notre arrivée. Après réflexion, nous décidons de consacrer notre première semaine à la découverte de Pokhara et à un trek dans le parc des Annapurnas.

Après s’être renseignés sur les prix des treks proposés par des agences, nous décidons de nous débrouiller seuls. Nous prenons donc un permis de trek, achetons des billets auprès de la meilleure compagnie de bus (la route est réputée comme étant dangereuse) et partons en direction de Pokhara. Après 8h de bus sur une route de montagne nous arrivons à bon port. La ville a un charme fou : bordée par un lac, elle offre une vue sublime sur les Annapurnas.

 

Nous partons dès le lendemain faire un trek de trois jours. Notre balade doit nous faire partir de Nayapul pour arriver à Phedi, en passant par Ghandruk et Landruk. Contrairement à ce à quoi nous nous attendions, il fait une sacrée chaleur. Les montées sont rudes mais le spectacle est à couper le souffle.

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Nous avons comme toile de fond la chaine de l’Himalaya et arrivons même à distinguer quelques monts : devant nous c’est l’Annapurna South qui se dresse et à sa droite c’est le Machhapuchhare qui pointe le bout de son nez ! A gauche, nous apercevons le Dhaulagiri qui dépasse les 8 000 mètres. Ces montagnes sont sublimes et nous ne pouvons pas nous empêcher de lever la tête toutes les cinq minutes pour les observer.

Après une bonne journée de marche, nous arrivons au village de Ghandruk où nous allons passer la nuit. Nous y retrouvons tous les trekkeurs allant ou revenant du camp de base de l’Annapurna. A travers leurs récits ils nous donnent envie de vivre une même aventure et nous nous lançons comme défi de venir passer notre trentième anniversaire au camp de base l’Everest… L’avenir nous dira si nous aurons le courage d’effectuer un tel périple (plus de deux semaines de trek).

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Notre deuxième journée est aussi éprouvante que la première. Ghandruk est situé sur un piton rocheux et des rizières en terrasses parsemées de villages s’étendent en contrebas. Il nous faut donc redescendre jusqu’à la vallée, traverser la rivière sur un pont suspendu et remonter tout un versant afin d’atteindre le village de Landruk. Nous passons à travers une multitude de villages et faisons connaissance avec une population très attachante. Les enfants s’amusent devant notre objectif et tout le monde répond à notre « Namasté » (« Bonjour »).

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Nous sommes impressionnés de voir la charge que se portent les paysans (surtout les femmes). Chargés de lourds paniers portés sur le front à l’aide d’une anse, les villageois empruntent le même chemin que nous. Ca monte sec et les descentes ne sont pas de tout repos non plus. Même les plus jeunes sont au travail. S’il est vrai que nous voyons beaucoup d’enfants vêtus d’uniformes aller à l’école, beaucoup d’autres travaillent dans les champs.

Nous finissons par atteindre le village de Pothana où nous passons notre deuxième nuit. D’ici aussi nous avons une vue spectaculaire sur les montagnes. Décidément, nous ne regrettons vraiment pas d’avoir fait ce trek. Nous profitons donc de notre dernière matinée avant de retrouver Pokhara.

 

Il nous faut désormais rentrer sur Kathmandu. Nous sommes heureux de pouvoir continuer notre séjour au Népal en compagnie de Gigi et Christian.  

Si notre première semaine a été à l’image que nous nous faisions du Népal, Kathmandu est loin de correspondre à cet état de sérénité. Loin de la quiétude des montagnes, la capitale (et particulièrement le quartier de Thamel) est bruyante, anarchique et fatigante. Les rues sont noires de monde, les voitures passent dans un ballet de klaxons, les rickshaws (tricycle) zigzaguent entre les véhicules, tandis que les marchands en tout genre vous alpaguent pour vous vendre des pashminas, de l’artisanat local ou même de l’herbe… bref, autant dire qu’on ne profite pas vraiment de ce que peut recéler la capitale et que ce n’est pas très agréable de déambuler au milieu de ce bordel gigantesque.

 

Nous sortons donc vite de Thamel et allons visiter Durbar Square ainsi que la ville de Bodnath. L’afflux de nombreux réfugiés tibétains en son sein en a fait un important site religieux. Bodnath Stupa en est le temple principal. La partie supérieure en forme de pyramide se compose de 13 degrés représentant le chemin de l’éveil qui mène au Nirvana.

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Notre première nuit à Thamel fut elle-aussi loin d’être reposante, c’est pourquoi nous décidons de nous installer à 13 kms de Kathmandu, dans la charmante ville de Bhaktapur. Une partie de la ville est interdite à la circulation, ce qui devrait réduire grandement le nombre de nuisances sonores. Nous découvrons une ancienne cité superbement conservée, remplie de temples et palais aux portes et fenêtres en bois entièrement sculptées.

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La ville a d’ailleurs servi de lieu de tournage à Bertolucci pour son film « Le dernier empereur ».

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On parle de ville mais tout est encore très rural. Tout autour de la place de Durbar Square, des paysans font sécher du riz sur les pavés et des femmes séparent à l’aide de tamis les grains de riz de la paille, tandis que chèvres et vaches déambulent paisiblement.

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Ayant établi notre camp de base à Bhaktapur, nous en profitons pour visiter pendant plusieurs jours la vallée de Kathmandu. Nous irons ainsi à Patan voir la beauté architecturale de cette ancienne cité, ainsi qu’à Pashupatinath assister aux crémations sur les ghats et faire connaissance avec les Sâdhus et les habitants du village.

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Ces derniers sont devenus « de véritable mannequins pour touristes » comme le dit si bien le Guide du routard. Placés à des endroits stratégiques, ils se tiennent là toute la journée, prêts à se faire photographier en échange d’une petite pièce. Nous sommes assez loin ici de leur vœu d’ascétisme… Malgré cela, nous aimons découvrir et photographier ces visages hauts en couleurs.

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Nous partons visiter également Swayambhunath, le Monkey temple. Ressemblant grandement au Bodnath Stupa, il permet cependant d’avoir une vue impressionnante sur Kathmandu, baignant dans une chape de pollution.

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Le lendemain, nous partons à Nargarkot, situé à une trentaine de kilomètres de Kathmandu. Ce petit village offre un superbe panorama sur la chaîne de l’Himalaya, mais cette fois-ci du côté de l’Everest. Nous profitons du reste de la journée pour faire une balade de 12 kms et nous rentrons admirer le coucher de soleil depuis le petit chalet que nous avons loué. Une vue saisissante et un moment inoubliable...

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Le jour suivant nous commençons notre randonnée de deux jours. Notre but est de retourner sur Bhaktapur à pied. Nous traversons ainsi de très beaux paysages, marchant en plein milieu des rizières en terrasses, faisant de belles rencontres avec les paysans, passant à gué une rivière et traversant des villages authentiques, loin des attrapes touristes que nous avons pu voir auparavant. Nous adorons voir les scènes de vie : les femmes lavant leur linge au bord d’une rivière, les paysans récoltant leur riz, les écoliers nous criant des « Hello ! », les petites mamies faisant leur marché, tandis que d’autres se rendent aux temples faire des offrandes… En prenant le temps de marcher et de se perdre dans les villages, nous découvrons la vraie vie des Népalais et on aime ça !

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Nous arrivons un peu fatigués à Changu Narayan après 16 kms de marche. Le temps pour nous de trouver une guesthouse et de faire nos traditionnelles parties de Rami et hop… au lit ! Au Népal, les coupures d’électricité sont fréquentes et nous passons comme d’habitude notre soirée à la lumière des bougies. Après une bonne nuit de sommeil, nous allons visiter Le Changu Narayan Temple. Le village possède le temple hindouiste le plus vieux du monde et nous avons la chance de le voir au petit matin sans personne. Nous accrochons de suite avec ce charmant petit temple riche en sculptures. Après cela, nous continuons notre balade et rejoignons Bhaktapur en fin de matinée, fières de notre Gigi qui aura marché 23 kms… Qui l’eut cru !

 

Nous passons nos deux derniers jours au Népal à se balader et à faire des petites randonnées dans la vallée de Kathmandu.

Nous avons la chance de repartir tous ensemble, sur le même vol à destination de Delhi. Gigi et Christian prendrons une correspondance pour la France tandis que nous partirons à la découverte de l’Inde. Comme d’habitude, nous sommes fières et heureux d’avoir partagé nos aventures avec des personnes qui nous sont chères.

Il est temps pour nous d’aborder notre dernier pays. Et oui, à notre grand regret nous n’allons finalement pas en Afrique à cause d’un problème de billet d’avion. Nous rentrons ainsi dans un mois, après avoir parcouru l’Inde du nord au sud. Nous allons donc tâcher de profiter à fond de notre vingt-troisième et dernier pays !


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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 18:06

Nous voilà fraîchement débarqués à Shanghai. Pour rejoindre la ville nous décidons de prendre le Maglev. Il s’agit d’un train à sustentation magnétique qui atteint les 431km/h ! C’est assez impressionnant d’aller plus vite qu’un pilote de F1 et surtout pratique puisque nous mettons moins de 5 mn pour parcourir les 40 kms nous séparant du centre.

 

Une fois arrivés nous nous rendons vite compte qu’avoir un hôtel va être une tâche compliquée. En effet, entre l’exposition universelle et les Masters de Shanghai tout est complet ! Nous passons toute l’après-midi avec nos valises à essayer de trouver une chambre et nous finissons enfin à en trouver une à 20h30 pour la modique somme de… 40 euros ! Voilà qui va encore plus creuser notre budget. En effet, la chine est un pays cher. Pour donner une idée, pratiquement toutes les entrées des monuments valent de 6 à 15 euros (quand on en fait 4 par jour ca revient vite cher) et un café peut valoir jusqu’à 4 euros... C’est de loin le pays d’Asie qui nous aura couté le plus cher. Nous ne voulons pas payer une deuxième nuit à ce prix là et nous décidons donc de partir quelques jours dans les environs de Shanghai et de réserver un hôtel plus abordable pour plus tard.

 

Nous partons donc le lendemain visiter le « village » (2 millions d’hab.) de Suzhou à 1h30 de là. Réputée pour ses jardins, la ville est décrite comme « paisible » et « poétique ».

 

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Heu… on n’aurait pas utilisé ces termes là. Les jardins sont invivables car des centaines de chinois armés de mégaphones envahissent les lieux. Le côté paisible devient donc vite infernal. C’est dommage de voir ces jardins dans ces conditions car ils sont tout de même magnifiques.

 

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Notre deuxième étape est le village de Zouzhuang. Cette fois-ci c’est un « vrai » village avec seulement 3000 habitants. Seul hic, il reçoit un million de visiteurs par an. Donc même rengaine : des milliers de chinois qui hurlent remplissent les rues. Heureusement, nous prenons une guesthouse pour profiter des lieux une fois le flot de touristes passé. Nous profitons des rues presque vides avant d’aller nous coucher. Le lendemain nous poussons plus loin notre visite en nous perdant dans les ruelles. Sans cette horde de touristes (à laquelle nous participons), Zouzhuang est vraiment un endroit charmant. Petite Venise de l’Asie, elle est remplie de canaux bordés de maisons traditionnelles. Une fois encore nous attendons le soir pour faire une balade en bateau et profiter de la ville illuminée par de multiples lampions. 

 

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Nous revenons à Shanghai après trois jours de balade et surtout après avoir pris la précaution de réserver un hôtel. Cette fois-ci nous sommes dans une guesthouse en plein centre, tout près du Bund.

Après avoir entendu de nombreux avis négatifs sur l’expo universelle, nous décidons de ne pas y aller. Nous voulions vraiment profiter de cette occasion mais devant les avis unanimes, nous ne voulons pas « perdre » 15 euros/p et faire plusieurs heures de queue pour quelque chose qui, visiblement, n’en vaut vraiment pas la peine. Nous nous concentrons donc sur la ville en elle-même. Nous nous baladons sur l’artère commerciale du centre, Nanjing Road, nous nous prélassons au People’s Square et admirons la vue sur les buildings depuis le Bund. Pour ne pas nous dépayser, les rues sont noires de monde.

 

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Tous les trains étant complets, nous prenons un dernier vol pour retourner sur Pékin. Il nous reste un jour avant de partir de la chine et nous voulons absolument voir la Cité Interdite. Comme d’habitude, la foule enlève un peu au charme des lieux mais nous apprécions quand même notre visite. Il nous faudra 3h pour parcourir cette immense cité construite sous le règne de l’empereur Yongle.

 

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En sortant nous passons devant le mausolée de Mao mais la queue interminable nous dissuade d’y entrer. Nous finissons par un tour devant l’opéra moderne dessiné par l’architecte Paul Andreu. Entouré d’un lac artificiel, il arbore des lignes futuristes.

 

Le lendemain nous partons à l’aéroport pour prendre notre vol pour Kathmandu. Nous sommes vraiment heureux de quitter ce pays. Même si nous avons découvert de superbes endroits durant quinze jours, les chinois ont plus que gâché notre séjour. Nous n’en pouvons plus et avons hâte de partir à la rencontre des Népalais, réputés pour être beaucoup plus accueillants.

 

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 15:53

 

Notre périple en chine continue bon gré mal gré. Nous avons de plus en plus de mal avec la mentalité chinoise mais les découvertes que nous faisons contrebalancent avec nos mésaventures.

 

Après notre séjour à Pékin, nous prenons un train pour la ville de Datong. Comme nous sommes toujours durant les vacances chinoises, tous les trains sont complets et nous nous voyons obligés de faire le trajet de nuit assis. Et le moins que l’on puisse dire c’est que nous passons une mauvaise nuit : le wagon est bondé, tout le monde hurle, fume ou écoute de la musique. Qu’il soit 1h du matin ne semble déranger personne… Nous ne fermons donc pas l’œil de la nuit et débarquons à 3h du matin à Datong. Complètement crevés, nous trouvons un hôtel pour finir le reste de la nuit car une grosse journée nous attend.

 

Un peu plus tard, nous nous rendons en bus aux Grottes de Yungang. Si la ville de Datong a des allures un peu glauques, le site de Yungang est quant à lui fabuleux. C’est une pure merveille de l’art bouddhique : 251 grottes et pas moins de 51000 statues.

 

Nous nous baladons à travers le site et découvrons des pavillons de bois à flanc de falaise cachant des sculptures à couper le souffle. Plusieurs niches abritent des bouddhas pouvant atteindre 15 mètres de hauteur. Nous commençons par les plus petites grottes découvrant ainsi les sculptures les plus abîmées mais aussi les plus colorées.

 

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Des bouddhas se font face, certains debout, d’autre en position de méditation. Nous finissons par la grotte n°20 dont la paroi extérieure s’est effondrée. Son bouddha est ainsi le seul à être exposé à l’air libre. C’en est encore plus grandiose.

 

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Nous partons l’après-midi pour le monastère suspendu de Xuankong. En effet, le monastère porte ce nom car il donne l’impression d’être suspendu dans le vide, collé comme par enchantement à la falaise. Fondé au VI° siècle, c’est incroyable de voir qu’il tient toujours debout. C’est assez déroutant de le voir, accroché à la montagne, ne tenant que par de frêles piliers en bois. On se demande comment ça tient, mais ça tient ! Nous visitons le monastère, nous amusant à déambuler dans les escaliers raides et étroits, taillés à même la roche. Arrivés tout en haut, la vue est assez… vertigineuse !

 

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Pas le temps de nous reposer : le soir même nous reprenons le train en direction de Pingyao. Et le trajet s’annonce pire que le précédent. A notre grande surprise le billet que nous avons est un billet sans place assise. Nous allons donc passer les 8h à venir debout, de nuit et avec nos bagages ! Nous imaginons mal faire le trajet dans ces conditions, vue la nuit que nous venons de passer. Nous tentons alors de squatter le wagon restaurant. Nous faisons semblant de ne pas comprendre lorsque les contrôleurs nous disent que nous ne devons pas rester là et nous réussissons finalement à faire le voyage à moitié endormis sur une table.

 

Arrivés à Pingyao, le changement est radical. Nous découvrons une ville d’un autre temps, pleine de charme. Nous avons l’impression de nous retrouver à une autre époque. Oubliés les buildings de béton et la circulation effrénée, Pingyao offre un paysage d’un tout autre ordre. A l’abri derrière ses murailles, la ville témoigne de l’histoire et des traditions chinoises des six derniers siècles. Ici pas de voitures mais des demeures traditionnelles, des rues vivantes, des vendeurs ambulants et des bâtiments aux façades en bois magnifiques et aux tuiles vernissées! Nous sommes dans un vrai musée et flâner dans les ruelles est un réel plaisir. Le soir, la ville se pare de centaines de lampions qui la rendent encore plus séduisante.

 

Rue principale de Pingyao-PR

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Nous trouvons une guesthouse très sympa, dans le style traditionnel chinois. Nous nous baladons durant deux jours de temples en temples, de demeures en demeures… tous plus splendides les uns que les autres. A chaque fois que nous rentrons dans une bâtisse, nous passons de charmants portiques de bois donnant chacun sur des cours intérieures.

 

Il nous faut quitter Pingyao pour Xi’an. Nous réussissons cette fois-ci à avoir des places en couchette…Yes ! Cependant, la joie ne fut que de courte durée : les contrôleurs sont restés toute la nuit dans les couloirs à parler, on a senti l’odeur des toilettes collées à nos couchettes et certains chinois se sont même assis sur nos lits, pas gênés pour un sous !

 

Une fois à Xi’an, nous profitons de la journée ensoleillée pour parcourir la ville à vélo. Nous visitons le quartier musulman et la Grande Mosquée. Cela fait bizarre de voir des chinois habillés en djellaba et surtout de voir un minaret ainsi qu’une mosquée avec une architecture chinoise. Nous nous rendons également à la forêt des stèles avant de prendre un bus pour voir enfin ce que nous attendions tant : l’armée enterrée du premier empereur Qin ! La rencontre avec ces statues de terre cuite a été un grand moment.

 

Il y a de cela 22 siècles, plus de 500 000 personnes travaillèrent pendant 36 ans à l’édification du tombeau de l’empereur. Selon l’usage, ce dernier devait s’entourer d’une véritable armée, destinée à le protéger pour l’éternité. Autour de son tombeau furent donc creusées plusieurs tranchées dans lesquelles des soldats furent déposés. Sur les 7000 statues de terre cuite, un millier a émergé du chantier archéologique.

 

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Nous sommes impressionnés par la beauté des statues : archers, chars, chevaux, cavalerie, infanterie… tous sont représentés. Beaucoup de détails permettent d’appréhender ce passé : coiffures, habits et armes représentent des corps de métiers différents. Les guerriers, placés par rang de quatre, semblent prêts à marcher au combat. Cette masse de soldats est impressionnante à voir mais ce n’est que le début. Ce qui est visible ne représente qu’une petite partie de l’armée enterrée. Les fouilles se poursuivent et des découvertes continuent à être faites.

 

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Fini pour nous le temps des trajets en train, nous prenons un avion pour nous rendre à Shanghai. En plein dans l’exposition universelle, la ville sera vraisemblablement survoltée et notre visite risque encore une fois de ne pas être triste.  

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 13:40

Pékin nous voilà ! Après quelques heures de vol, nous nous plongeons enfin dans l’ambiance chinoise telle que nous l’imaginions. Et quelle ambiance ! Odeurs, nourriture, mode de vie, peuple, écriture, langue… tout est si différent ! Pour la première fois de notre voyage, nous sommes vraiment décontenancés. Il est difficile pour nous de nous débrouiller seuls : quasiment personne ne parle anglais, nous ne comprenons évidemment rien aux écriteaux dans les rues et nous peinons à nous repérer. Il n’y a pas à dire, on se retrouve bel et bien dans un autre univers. Nous avons du mal à comprendre leur façon de fonctionner, sans parler des différences de culture : les gens crachent, pètent, rotent et se curent le nez sans aucune gène, les enfants ont des trous dans leur pantalon pour pouvoir faire directement leurs besoins dans la rue, les toilettes publiques sont vraiment publiques car elles ne comportent pas de portes ou de murs (grande salle avec trous dans le sol, chacun faisant sa commission à côté de l’autre), tout le monde pousse et bouscule, les gens hurlent quand ils parlent, personne ne respecte les queues et on passe donc notre temps à se faire gruger et à s’engueuler à chaque fois que nous essayons d’acheter un billet de train ou autre… enfin bref, c’est loin d’être notre tasse de thé ! Pour le coup, le dépaysement est total. Mais qu’importe les différences culturelles, la chine détient des trésors historiques et artistiques incontournables, à voir coûte que coûte.

 

Pour notre première journée, nous décidons de partir à la découverte de la célèbre place Tian’Anmen et de la Cité Interdite. Sur place, le nombre impressionnant de chinois venu visiter nous dissuade de rester faire la queue. On nous explique que nous sommes en plein dans les vacances chinoises et que tout est archi comble. C’est infernal, il y a à peu près 2h30 de queue pour rentrer dans la Cité Interdite et c’est quasiment impossible de profiter des lieux. Nous décidons donc de remettre notre visite à un autre jour, de simplement faire un petit tour sur la place Tian’Anmen avant de nous diriger vers des lieux moins fréquentés.

Au moment de rentrer sur la place, nous avons une nouvelle surprise : il faut faire scanner nos sacs comme à l’aéroport ! La place est cernée de barrières et toutes les entrées sont soigneusement contrôlées. Nous découvrirons plus tard que tout est soumis à la même règle : métro, gare… nous devons obligatoirement nous soumettre à des contrôles de sécurité draconiens et faire scanner nos sacs plusieurs fois par jour. Une fois sur la place, nous nous amusons de voir le nombre de touristes chinois agitant fièrement le drapeau de leur pays. Amusant quand on sait que cette place a été le théâtre désolant d’une répression brutale en 1989... Des écrans géants diffusent des images de soldats sur fond de musique patriotique, tandis que la place grouille de policiers en uniforme et que nous apercevons de l’autre côté de la rue un énorme portrait de Mao. Perdus dans cette foule hallucinante, nous ressentons bien le milliard d’habitants…

 

Ayant envie de calme et de sérénité, nous nous dirigeons donc vers le Temple du Ciel. Jadis réservé à l’entourage de l’empereur, ce temple transpose la cosmogonie chinoise sur terre. On y retrouve l’opposition du Yin et du Yang, du ciel et de la terre et la symbolique des chiffres.

 

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Nous mettons ensuite le cap vers le temple des Lamas. Offert aux moines tibétains au 18° siècle, il est devenu l’un des grands temples de Pékin. Il diffère de ce que nous avons vu précédemment, il ressemble plus à un temple tibétain avec son architecture bien particulière et ses drapeaux de prière flottant au vent. Nous nous baladons dans ses différentes cours, passons devant le trône du Dalaï-lama et observons les fresques racontant le développement du bouddhisme en chine.

 

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Nous partons le lendemain pour la Grande Muraille de chine. Cela fait longtemps qu’on attend de fouler cet ouvrage démesuré, symbole de la civilisation chinoise. Passage quasi obligé pour celui qui pose un pied en chine, la Grande Muraille ondule à perte de vue sur près de 6 700 km, soit près d’un sixième de la circonférence de la terre ! En fait, il faudrait parler de Grandes Murailles au pluriel, car il s’agit d’un ensemble de fortifications parallèles édifiées en différents endroits par des souverains successifs. Nous choisissons de voir le tronçon de Badabing, site très bien restauré et aussi le plus accessible depuis Pékin.

 

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Là encore, il y a un monde fou. Nous arrivons seulement à trouver un peu de calme après quelques kilomètres de marche. C’est génial de se retrouver là mais pas si impressionnant que ça finalement… peut être que le fait d’en avoir tellement entendu parler fait comme si nous la connaissions par cœur. On profite quand même à fond, marchant pendant plusieurs heures et prenant conscience de l’important rôle économique que celle-ci a joué pendant plusieurs siècles, véritable route d’échanges commerciaux sur laquelle les marchands circulaient facilement d’est en ouest.

 

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Nous profitons de notre dernier jour sur Pékin pour visiter le Palais d’été. Situé à 15 km du centre ville, qui est un véritable labyrinthe. Il nous faudra toute la matinée pour parcourir une petite partie de ses 290 ha. Composé d’un immense lac, de jardins, de pavillons et de palais. Il est très agréable de se balader en son sein.

 

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Nous finissons la journée par les tours du tambour et de la cloche. Dans l’une des tours, un escalier raide mène à la salle d’exposition des 24 tambours géants, utilisés autrefois pour marquer chaque tranche de 2h de la journée. Nous assistons même à une démonstration.

 

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démonstartion de tambours 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avant de rentrer à l’hôtel, nous nous baladons dans les hutong, vieilles ruelles typiques du vieux Pékin. Flanquées de superbes façades de vieilles demeures, ces rues sont pleines de charme.

 

Nous prenons le soir même un train de nuit pour aller à Datong, ville classée au patrimoine de l’humanité par l’Unesco.

 

Ha oui, petite anecdote rigolote : depuis que nous sommes arrivés les gens nous arrêtent sans arrêt pour se prendre en photo avec Caroline. Et oui, pour un chinois, une blonde doit être une denrée rare ! Autant dire qu’elle fait partie de beaucoup de photo de vacances…

 

Message perso de Caroline : Merci beaucoup pour tous vos messages d’anniversaire qui m’ont fait très plaisir ! Désolée de ne pas pouvoir répondre à tout le monde mais depuis qu’on se balade en pays communiste Facebook ne fait plus partie de notre actualité ! Je pense fort à vous depuis Pingyao, petit village du fin fond de la chine.

 

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