Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 16:22

Bonjour à tous, 

 

Cela faisait longtemps que nous n'avions pas écrit mais c'est avec un très grand plaisir que nous vous annonçons la transformation du blog en site Internet. Allez-y et n'hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez !

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Par Caro & Morad
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Vendredi 10 décembre 2010 5 10 /12 /Déc /2010 20:22

C’est un peu tristes que nous montons à bord de notre dernier avion. Notre tour du monde prend fin ce 2 décembre 2010, onze mois après notre départ. Une fois installés dans nos sièges, nous faisons un petit bilan. Nos sentiments sont partagés, nous sommes à la fois heureux de retrouver nos familles et nos amis, mais nous sommes aussi tristes que notre aventure s’achève, conscients d'avoir vécu l’une des plus belles expériences de notre vie. Nous avons adoré nous perdre dans les ruelles des villes du monde entier, adoré nous baigner dans des endroits paradisiaques, adoré affronter la vie hostile dans la jungle, adoré partager des moments de complicité avec la population, adoré sentir notre cœur battre plus fort à la découverte d’un paysage stupéfiant ou d’un monument incroyable, adoré plonger dans les mers du monde entier contempler une vie sous-marine d’une richesse incroyable, adoré notre tour du monde tout simplement.

Mais ce que nous ne disons pas souvent, c’est qu’un tour du monde, ça n’est pas de tout repos. Quand les conditions ne sont pas au top, il arrive que le moral ne soit pas au rendez-vous. Se trimbaler un sac à dos pendant un an, changer de lieux chaque jour, la fatigue qui s'accumule, se laver à l’eau froide et à l’aide d’une bassine, dormir dans des hôtels miteux, sans draps, crasseux et avec des cafards, négocier tout le temps et se prendre la tête sans arrêt, mais aussi supporter une chaleur bien souvent étouffante avec un taux d’humidité frôlant les 90%... l’envers du décor est loin de laisser rêveur. Bref, c'est loin d'être des vacances reposantes, mais avec un peu de recul nous arrivons vite à rire de nos mésaventures. Et les transports sont en partie responsables de notre fatigue. Nous avons ainsi passé un nombre d'heures énorme dans les transports :

-          42 vols qui correspondent à 142 heures en avion, soit près de 6 jours.

-          738 heures en bus, soit 31 jours !

-          118 heures en bateau, soit 5 jours.

-          81 heures en train, soit plus de 3 jours.

-          Plus un nombre incalculable d’heures passées dans les véhicules de

            location, taxis, tuk tuk, éléphants, cyclo-pousse etc.

 

Il est vrai que la deuxième partie du voyage a été beaucoup plus fatigante que la première. Après coup, on se dit qu'on aurait dû finir par l’Amérique du sud, dans un contexte plus zen. Ce qui est sûr, c'est que nous avons indéniablement préféré la première partie du voyage, non seulement parce que nous avons vécu des expériences particulièrement mémorables mais aussi parce que nous nous y sentions bien mieux. L’Asie est vraiment un continent à part, loin de notre culture et clairement plus fatiguant

  

Durant notre tour du monde, nous avons parcouru 23 pays. Alors encore une fois, la question récurrente est : « Qu’avez-vous préféré ? ». Pendant un an, nous avons vécu tellement de choses et vu tellement d’endroits différents qu’il est impossible de répondre. Du désert brûlant du Thar au lagon turquoise de Polynésie, de la jungle touffue de Malaisie aux Icebergs translucides d’Argentine, nos pieds ont foulé les endroits naturels les plus merveilleux de la planète. Nous avons admiré les créations époustouflantes de l’homme, depuis les sublimes temples d’Angkor au majestueux Taj Mahal, en passant par la célèbre Grande muraille de Chine. Tant de souvenirs et tant de moments vécus... Alors pour répondre à la question, nous vous avons concocté un pêle-mêle de nos coups de cœur :

Top 3 spectaculaire Top 3 monuments

Top 3 AVENTURE Top 3 nature

  Top 3 peuple

top 3 Top 3 DUR

 

 

Top 3plage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce tour du monde nous aura offert des milliers de souvenirs, des rencontres qui nous ont enrichis, des expériences inoubliables... Après onze mois à bourlinguer, une conclusion s’impose : la certitude de recommencer si la vie nous le permet.

Avant de partir, nous avons fait le choix de créer ce blog. A la base, il était fait pour rassurer nos proches et décrire plus facilement ce que nous vivions. Mais finalement, il s’est avéré être un formidable outil. Il nous a permis de réellement partager notre aventure avec vous et il constitue désormais un merveilleux souvenir.  

Depuis le 28 décembre 2009, date de la création du blog, nous avons eu 7503 visites et 35 750 pages vues. Nous tenons à remercier tous ceux qui, au fil de nos aventures, nous ont supportés en écrivant des commentaires. À chaque connexion, nous étions impatients de voir qui nous avait écrit et chaque mot nous faisait chaud au cœur. Nous tenons à dire un grand merci à tous nos amis et notre famille et particulièrement Gigi et Christian, Liloo et les siens, Laurent, Marie-Jo, Babie et Laurie, Charly, Misètte, Patrick, Philippe, Caro, Irène, Angeline, Sébastien, Joëlle et Isabelle, Manon et Anne-Laure qui ont été particulièrement présents.

Mais nous avons aussi fait de belles et nombreuses rencontres au cours de notre voyage et nous gardons un souvenir impérissable de ceux qui ont croisé notre route. Nous pensons à Franck et Alexia avec leurs deux bouts de chou Anaë et Matéo, votre voyage avec vos enfants nous a donné l’envie de recommencer ce projet avec nos futurs enfants, Vanina et sa famille que nous accueillerons avec plaisir en France,  Anne-Louise Adrien et toute la bande d’Hong Kong qui nous ont accueillis et fait découvrir la ville, Pierre et Johnsi qui ont été adorables, Fabrice et Stéphanie à qui nous souhaitons un très beau tour du monde, Diane et son ami avec qui nous avons partagé un super moment au Viêtnam, mais aussi Christian et Sylvie, Nathalie et Gauthier, Adèle et Alexandra, Anne-Laure et Jean, Sabrina et Olivier,  Guigo et Federico,  Philippe et Eliane, Julie et Mathieu, Josue, Katie et Charlotte, Yves et Kent, Clémentine et Thomas, Simon et Morgane, Charles et Magali, Gaëlle et Claire, Facu et Némésia, Andrea et Emmet, Lisa et Dieke, Ludovic et Yoon, Ally et John, France, Jhallal, Natasha et les filles, Jeremy et tous les autres.

Nous pensons aussi à ceux qui ont partagé nos périples tels que Gigi et Christian, la famille Dussaud (presque) au complet et Philippe. Votre présence et votre bonne humeur (plus vos saucissons, fromage et autres produits français que nous ne mentionnerons pas ;-) ) nous ont permis de reprendre à chaque fois du poil de la bête. Nous sommes heureux d'avoir partagé ces moments avec vous et espérons qu'il y en aura de nombreux autres. 

 

Durant les 11 heures du vol retour, nous n'arrêtons pas de repenser aux moments qui ont été notre quotidien pendant un an. Tant de souvenirs impérissables... Mais déjà nous atterrissons et il est temps pour nous de revenir à la réalité. Notre retour va s’avérer plus difficile que prévu : la neige bloque une partie de la France et de nombreux trains sont annulés. Notre avion a plus d’une heure de retard et nous sommes short pour attraper notre train. De plus, il fait un froid de canard et nous avons du mal à nous habituer à ce changement radical de température. Après une course dans l'aéroport nous attrapons finalement notre train. Nous sommes claqués et avons vraiment hâte d’arriver. Quand le train entre en gare d’Avignon et que nous sortons sur le quai, c’est un véritable comité d’accueil qui nous attend ! Nos familles mais aussi nos amis sont venus nous faire une surprise ! Nous ne nous y attendions vraiment pas, nous sommes très heureux de les revoir et d’être enfin de retour au bercail. 

 

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Des retrouvailles qui s’éternisent, les mêmes histoires que l’on raconte sans cesse… difficile de retracer une année de voyage !

Alors oui, comme beaucoup qui se posent la question, le retour est parfois un peu dur. Dur de gérer le fait de ne pas bouger et visiter tous les jours et surtout de se dire que c’est fini, bien conscients que nous venons de vivre l’une des plus belles années de notre vie.

Maintenant il s’agit de reprendre le cours de nos vies, telles qu’elles étaient il y a un an. Après quelques jours passés en France à reprendre nos vieilles habitudes, nous avons la fâcheuse impression de n’être jamais parti, que tout ceci était un rêve. Mais heureusement les souvenirs sont bien présents, prêts à nous rappeler à chaque instant ce que nous avons vécu. Ces souvenirs, nous les avons dans nos cœurs pour la vie…

Nous avons prévu de nous reposer pendant le mois de décembre et de profiter de la magie de noël. Nous sommes riches de projets et nous ne manquons pas d’envie et de volonté pour les réaliser. Mais pour l’instant CARPE DIEM…

Ça y est, ce sont les dernières lignes de ce blog et nous sommes tristes à l’idée que tout cela se finisse. Nous avons été heureux de partager cette aventure avec vous et, n’oubliez pas les amis, what a wonderful world… 


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Caroline et Morad


Par caro & Morad - Publié dans : Bilan
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Mercredi 1 décembre 2010 3 01 /12 /Déc /2010 14:56

 

C’est un pays totalement différent que nous avons découvert lors de notre périple dans le sud. Moins de monde dans les rues, plus moderne, plus zen… bref, plus relax et moins prise de tête.

Bombay nous change des petites villes attachantes du Rajasthan. Mégalopole de 15 millions d’habitants, elle est résolument plus moderne. Ici pas de vaches dans les rues mais des buildings à perte de vue. La capitale économique de l’inde ne cesse d’évoluer et montre un visage dynamique. Sur le trajet nous menant de la gare à Colaba, le quartier touristique, nous apercevons des centres commerciaux à l’américaine, des immeubles modernes et des restos branchés. Mais quelques mètres plus loin nous passons à coté d’immenses bidonvilles. Car il faut savoir que Bombay reste le plus grand bidonville de l’inde. Ces “Slums” se mélangent aux quartiers riches et les grandes fortunes côtoient la misère la plus rude dans une indifférence qui fait peur. Le contraste est criant et malheureusement bien réel.

 

Nous restons seulement trois jours à Bombay, car pour être honnêtes, il n’y a pas grand chose à faire et la ville est terriblement chère. Nous qui payons généralement 250 roupies (4 euros) pour une chambre, nous nous retrouvons à débourser plus de 1300 roupies pour une chambre sans fenêtre et avec salle-de-bain dans le couloir.

 

Durant notre séjour nous en profitons pour nous balader dans les quartiers de Marine Drive, de Church Gate ou de Victoria Station. Nous évoluons au milieu des souvenirs de la présence anglaise : vieux bus à impériale, partie de cricket en pleine ville et vieilles maisons coloniales donnent un cachet anachronique à la ville.

Le dernier jour nous prenons le ferry devant l’Indian Gate et le Taj Mahal hôtel (lieu des récents attentats) pour nous rendre à Elephant Caves. Cette île abrite des temples creusés à même la roche et présente un ensemble de sculptures liées à la mythologie hindoue : Ganesh, Shiva, Parvati… certaines figures sont magnifiques et nous tombons en admiration devant une immense tête de Shiva aux trois visages haute de cinq mètres. Nous passons notre dernière soirée chez Bonny, une amie indienne de Laurent, Pierre et Johnsi.

 

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On quitte Mumbai pour aller bien plus au sud dans le Kerala. Nous prenons l’avion pour éviter 27h de train et nous atterrissons directement à Kochi. A l’aéroport nous faisons la connaissance de deux Londoniennes très sympas, Katie et Charlotte, avec qui nous allons passer les quatre prochains jours.

Nous nous installons tout d’abord à Fort Cochin avant de décider de partir le lendemain matin pour Alleppey, lieu d’où partent la majorité des Houseboats. Cela fait longtemps qu’on attend d’aller dans les Backwaters, ce vaste réseau de canaux bordés de cocotiers.

Nous trouvons une petite Guesthouse très agréable en bord de mer et profitons un peu de la plage avant d’aller au port négocier un bateau.

 

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Nous trouvons une embarcation traditionnelle avec deux chambres, parfaite pour nous quatre et tombons d’accord sur un prix. Nous naviguons le long des petits canaux et l’équipage est au petit soin. Nous avons droit à des repas typiques à base de poissons et de lait de coco. La cuisine Kéralaise est plus épicée que dans le nord mais c’est un régal. Nous nous laissons aller au fil de l’eau, observant les villages se confondant avec les rizières, perdus au milieu de nulle part. Sur le rivage, les habitants vaquent à leurs occupations : certains viennent chercher de l’eau avec une cruche et les femmes battent leur linge au bord du canal.

Nous nous détendons peu à peu, loin du bruit et du chaos des dernières semaines. Nous nous prélassons sur le pont, lisons et papotons avec Katie et Charlotte. Nous passons une agréable soirée avant d’aller nous coucher. Le lendemain, nous ne naviguons qu’une heure après le petit déj. pour atteindre le port. Les filles doivent partir pour Goa tandis que nous devons aller à Madurai. Nous nous disons au revoir et nous nous promettons de nous revoir très vite en Europe.

 

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Nous attendons jusqu’à une heure du matin pour prendre notre train à destination de Madurai. Nous n’avons pas prévu de rester dans cette ville mais nous voulons absolument voir le Sri Meenakshi Temple, l’un des sanctuaires les plus impressionnants de l’inde. Une fois arrivés, nous nous rendons effectivement compte que la ville, assez glauque, n’a rien d’attrayante. Nous allons directement au temple que nous apercevons de loin grâce à ses onze tours qui jaillissent au dessus des toits. C’est la première fois que nous voyons une architecture pareille. Typique de l’inde du sud, elle se caractérise par des tours hérissées de centaines de statues de divinités. Ces sculptures, peintes de toutes les couleurs sont tellement nombreuses qu’il est difficile de distinguer qui est qui. A l’intérieur du temple, des mandalas sont dessinés sur le sol et le plafond et créent un univers coloré et chargé.

 

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En se baladant, on observe de nombreux témoignages de religiosité : des fideles habillés de safran et d’orange vont déposer des colliers de fleurs sur les statues et allument des petites lampes à huile qu’ils déposent sur des autels.

 

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Un à un ils viennent se faire bénir par Parvati, l’éléphant du temple qui dépose sa trompe sur leur tête. Nous aussi, après avoir apposé sur notre front le traditionnel bindi, nous passons sous la trompe de Parvati. Le temple est une véritable ville dans la ville et nous passons un temps fou à arpenter les diverses salles, allées de colonnes et cours aux multiples bassins. Ravis de cette visite, nous repartons en direction de la bus station afin d’acheter nos billets pour Pondichéry.

 

Nous roulons toute la nuit et arrivons sous un déluge dans cet ancien comptoir français. Et oui, dans cette partie de l’inde, la mousson n’est pas finie et c’est dans 20 cm d’eau, nos pantalons relevés et nos chaussures à la main que nous partons chercher un hôtel.

Nous devons rester plusieurs jours ici car il nous tient à cœur de visiter cette ville. En effet, Laurent, le frère de Caroline, ainsi que Pierre et Johnsi chez qui nous étions au Vietnam, ont habité plusieurs années à Pondichéry. Ils nous ont d’ailleurs concocté un super programme et on les remercie pour tous leurs conseils.

 

Pondichéry ne ressemble en rien à ce que nous avons vu auparavant. A vrai dire, on s’était demandé comment Laurent pouvait habiter en inde mais maintenant nous comprenons mieux pourquoi. C’est la première fois que nous pouvons nous balader tranquillement dans les rues sans être harcelé ou dévisagé. Ici, les indiens, sûrement habitués à la présence occidentale, nous considèrent normalement et vivent leur vie sans faire attention à nous. Du coup, tout est beaucoup plus authentique et on peut enfin avoir une conversation avec un indien sans que cette dernière soit intéressée.

Pondichéry est donc une place un peu à part, un lieu où de nombreux éléments témoignent de l’ancienne présence française. La ville blanche regorge de superbes bâtisses coloniales et les rues Romain-Rolland ou Saint Louis ont un p’tit air de chez nous… La ville abrite bien entendu une alliance française mais compte également un lycée français, une statue de Jeanne d’Arc et d’innombrables restaurants français, sans oublier le fait que beaucoup d’indiens parlent toujours la langue de Molière. Bref, on se sent comme chez nous et après onze mois de voyage, ça fait du bien.

 

La pluie a laissé place au soleil et nous en profitons pour nous balader dans la ville. Nous remontons le long du bord de mer et découvrons le Government Place, l’église Notre-Dame-des-Anges et la statue de Gandhi. Nous bifurquons et rentrons désormais au cœur de la ville noire, la où vit la population locale et y trouvons une ambiance bien plus animée. Nous arpentons les Nehru Street et Gandhi road, faisons un stop pour manger un bon Thali et allons nous balader dans le marché indien.


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Le lendemain, nous louons un scooter et allons à Kuruchikuppam, un village de pêcheurs au nord de Pondi, rencontrer les anciens voisins de Laurent. Nous demandons plusieurs fois notre route et trouvons assez facilement la maison de Gomathi. Nous garons notre scooter et allons frapper. Une petite fille nous ouvre et nous lui expliquons qui nous sommes. Après un grand sourire, elle nous fait rentrer et court dire à sa famille que « la sœur de Laurent et son ami sont là ». Ils semblent réellement ravis de nous voir et nous posent plein de questions sur Laurent. Ils nous invitent à manger et de fil en aiguille nous proposent de passer l’après-midi avec eux. Ils sont adorables et c’est un réel plaisir que de partager des moments avec cette famille indienne.

 

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L’après-midi nous partons donc tous ensemble à Auroville, une sorte de village utopique où une communauté humaine essaie de vivre différemment. Nous finissons par la visite par l’Ashram de Sri Aurobindo, l’instigateur de ce projet avec « la mère ». Nous passons encore quelques moments avec Gomathi et sa famille avant de les quitter.

Nous allons ensuite au cinéma du coin voir un film en tamoul, ce qui se révélera être une expérience inoubliable. Le film, kitsch à souhait, est presque aussi drôle que les spectateurs eux même, qui hurlent, sifflent et applaudissent à chaque rebondissement. Le spectacle est autant sur l’écran que dans la salle et nous partons avant la fin, pas assez courageux pour assister à plus de trois heures de film.

 

Le lendemain matin, nous allons à l’Institut français de Pondichéry, où travaillaient Laurent, Pierre et Johnsi. Muthu Sankar, un ancien collègue de Laurent, adorable, nous fait visiter l’IFP pendant plus d’une heure. Nous passons dans les différents départements et tout le monde nous accueille chaleureusement, nous parlant encore de la fabuleuse aventure de Laurent « qui est rentré d’Inde en France avec sa vieille Enfield Bullet ».

 

L’après-midi, nous prenons un bus pour Chidambaram. Laurent nous a parlé d’une cérémonie incroyable qui se déroule tous les soirs à 22h dans le temple de Shiva Nataraja. Et effectivement, quelle cérémonie ! Nous étions les deux seuls touristes au milieu de pèlerins. Dans le sanctuaire central recouvert d’un toit d’or, les Brahmanes ouvrent des portes argentées et laissent apercevoir la statue de Shiva, qu’ils baignent de lait et d’épices. Des centaines de lampes à huile sont disposées un peu partout. Tout d’un coup, des cloches retentissent et une musique grandit peu à peu. Un indien souffle dans un coquillage à la manière d’une corne de brume, tandis qu’un autre avec un tambour marque le rythme lancinant de la cérémonie. Tout s’accélère quand le Brahmane porte les bougies à la hauteur de Shiva et la foule se lève brusquement en joignant les mains pour prier. L’odeur de l’encens se fait plus forte tandis qu’un Brahmane nous met dans les mains un peu de lait et de riz. Commence alors le grand rituel où la statue de Shiva est transportée d’autel en autel dans un palanquin et sous un parasol de cérémonie, à la manière des grands Maharajas… Un spectacle passionnant et d’une grande ferveur. Nous quittons le temple à minuit avec l’ensemble des fidèles.

 

Nous partons le lendemain récupérer nos bagages à Pondichéry et prendre un bus pour Chennai. C’est de là que part notre avion pour Paris. Et oui… c’est la fin de notre belle aventure. Il ne nous reste plus qu’un jour et notre tour du monde s’achèvera. Nous sommes un peu tristes à l’idée d’écrire ces dernières lignes, mais nous laisserons un dernier article dans quelques jours en guise de bilan. Nous profitons de notre dernière journée pour nous reposer. Ce soir, nous allons fêter ça dans un des meilleurs restaurants de la ville, avant d’aller à l’aéroport. Demain, nous serons à la maison et nous aurons retrouvé nos familles. Alors les amis, préparez l’apéro, ON ARRRIIIIVVVVEEE !!!!!!!! 


Par caro & Morad - Publié dans : Inde
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Dimanche 21 novembre 2010 7 21 /11 /Nov /2010 11:28

Le pays des rois nous ouvre enfin ses portes. Monde des Milles et unes Nuits, le Rajasthan possède des joyaux tels que Jodhpur la bleue, Udaipur la blanche, Jaisalmer la jaune ou encore Jaipur la rose. C’est dans cette dernière que commence notre périple. Comme de nombreuses villes du Rajasthan, la ville possède plusieurs palais dignes des plus beaux contes, se mêlent éléphants parés de peintures d’or, salles somptueuses serties de pierres précieuses et agrémentées de fresques colorées, ainsi que des cours intérieures de marbre blanc.

Tout reflète le faste d’antant. On imagine alors facilement le Maharaja trônant dans son fauteuil en argent au milieu d’une pièce s’étalent les plus beaux tapis et les plus beaux coussins en soie aux couleurs chatoyantes. Tout est somptueux, des portes en bois ornés de gros clous en fer, aux terrasses laissant voir les Jalis, ces superbes panneaux de pierre si finement sculptés qui permettaient aux femmes du Maharaja de voir ce qui se passait à l extérieur sans être vues. Il est facile de voyager dans le temps, surtout quand on sait que Jaipur, comme bien d’autres villes du Rajasthan, est le lieu de résidence de l’actuel Maharaja. Difficile de croire que l’inde moderne côtoie l’inde millénaire…

La ville s’élève à l intérieur de hauts remparts encore intactes et ses avenues sont bordées de bazars regorgeant de vie. Les étals laissent apparaitre des fruits et légumes appétissants et des épices aux odeurs délicieuses. Nous nous plaisons à visiter le City Palace, immense édifice aménagé en musée à travers une succession de cours et de petits palais, et actuelle résidence du Maharaja.

Nous allons faire un tour à l’observatoire astronomique Jantar Mantar situe juste à cote avant de filer au Palais des vents. Ce monument est principalement connu pour sa façade finement ouvragée, avec ses niches et ses fenêtres aux motifs géométriques.

Le lendemain nous continuons notre découverte de la ville par l’Amber Palace, le Jaigarth Fort et le Water Palace. Si les deux derniers ne méritent que quelques minutes d’attention, l’Amber Palace nécessite quant à lui qu’on s’y attarde. Perché sur une falaise et entouré d’une muraille, le palais offre à voir une succession de salles, de cours et de jardins d’inspiration Perse.

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Notre Audio-guide nous explique très bien le fonctionnement du palais et la fonction de chaque salle. Du hall des audiences au harem en passant par les passages secrets menant aux appartements des favorites du Maharaja, tout est pensé et organisé. Nous passons un bon moment à nous perdre dans ce palais avant de rentrer à l’hôtel.

Nous partons le jour suivant pour Pushkar, petit village situé autour d’un lac sacré . Cela fait du bien de se retrouver dans une ville à l’échelle humaine. Le centre est quasi-piéton et est donc beaucoup plus apte à la balade, loin des klaxons et de la circulation effrénée. On quitte lentement une inde moderne pour s’immerger plus profondément dans l’inde traditionnelle.

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Nous avons une sacrée chance puisque nous tombons lors de l’annuelle foire aux chameaux. Les nomades du désert et les paysans de la région débarquent dans leurs plus beaux atours pour vendre et acheter du bétail.

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Cette foire donne lieu à de nombreux événements comme des concours de moustaches ou des courses de chameaux. Nous nous baladons aux alentours du village, là les chameliers ont installé leurs tentes.

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Nous faisons connaissance avec les familles nomades. Nous nous prenons d’affection pour une bande de gosses, amusés de voir leurs portraits sur notre appareil photo et tombons sous le charme d’une petite fille au regard magnifique.

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Nous aimons beaucoup Pushkar. Ses gaths sont le lieu des traditionnelles ablutions et ses rues voient affluer des centaines de pèlerins venus de toute l’inde venus se ressourcer dans ce lieu sacré.

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La ville est un festival de couleurs et nous nous régalons à photographier les hommes aux turbans colorés et à la fière moustache, ainsi que les femmes drapées dans des saris aux teintes vives.

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Au détour d’une rue nous tombons sur des charmeurs de serpents, jouant de la flûte pour faire sortir les Najas de leurs paniers. Bref, Pushkar fait partie de ces lieux authentiques et plein de charme qu’il nous plait de visiter.

Nous continuons notre périple à Jaisalmer, qui se révélera être notre coup de cœur au Rajasthan . A 100 kms du Pakistan et au fond du désert du Thar, cette magnifique cité fortifiée abrite des merveilles architecturales. Nous ne savons plus où donner de la tête car les ruelles et les édifices sont tous plus beaux et raffinés les uns que les autres, offrant à voir de superbes sculptures. Les façades finement ciselées du palais du Rajmahal finissent de nous séduire.

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Mais Jaisalmer c’est aussi le désert et nous décidons de le découvrir à dos de chameaux. Nous partons donc en safari durant deux jours, excités à l’idée de dormir à la belle étoile au milieu des dunes. Nous partons en compagnie d’un couple Allemand et d’une famille indienne qui nous invitera plus tard à leur rendre visite à Pune, leur lieu de résidence.

On nous attribue à chacun un chameau et nous baptisons les nôtres : Caro est assise sur Bob et Morad sur Robert. Nous passons deux jours à arpenter le désert parfois composé de zones rocailleuses et d’autres fois par de majestueuses dunes.

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Nous sommes heureux de soulager nos fesses en faisant divers arrêts. Nous passons par des villages et nous nous arrêtons pour manger. Les chameliers sont adorables et nous concoctent de bons petits plats, un peu épicés tout de même !

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Le soir nous installons notre campement au creux d’une dune et nous mangeons devant un feu. Nous passons une excellente soirée à écouter les indiens chanter et à papoter de nos divers us et coutumes.

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Nous retournons sur Jaisalmer le temps de prendre nos affaires et d’aller à la gare. Nous partons cette fois-ci à Jodhpur la bleue. A part notre visite à la forteresse de Mehrangarh, notre temps sera consacré à la découverte de la vieille ville. Au milieu des étals d’épices et vendeurs de saris, les ruelles étroites aux maisons bleues participent à une ambiance attachante. Les portes des maisons sont ouvertes sur l’extérieur et laissent s’échapper des senteurs de cuisine tandis que des vaches sacrées passent au milieu des enfants en train de jouer.

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Notre dernière étape est Udaipur. Dans le bus nous y menant nous rencontrons Stéphanie et Fabrice, un couple de français commençant un tour du monde par l’inde. En leur narrant nos aventures, nous sommes tout d’un coup envieux de les voir traverser les pays qui nous ont tant plus et on se dit qu’on aimerait bien repartir en sens inverse…

Nous passons deux jours ensemble à discuter autour d’un bon Chai (thé indien) et à flâner dans la ville. Nous allons voir le lac et le City Palace. Caroline décide également de prendre un cours de cuisine avec Shashi. Cette dernière se révèle extraordinaire et son cours à hauteur de sa réputation. Naan, Chapati, plats à base de légumes et de Masala… en tout une dizaine de plats sont passés en revue. Un super moment qui présage de bons repas à la maison. Nous quittons définitivement le Rajasthan pour Mumbai. Nous disons au revoir à Steph et Fabrice et prenons un train de 17h pour l’univers de Bollywood.

 

Par caro & Morad - Publié dans : Inde
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Dimanche 14 novembre 2010 7 14 /11 /Nov /2010 09:47

Notre dernier mois de voyage sera vraisemblablement plus éprouvant que ce à quoi nous nous attendions, d’autant plus que les mois précédents n’ont pas été de tout repos. En effet, l’Inde est une véritable terre de contrastes qui offre à voir autant de choses merveilleuses qu’horribles. Et il n’est pas facile facile de côtoyer chaque jour mendiants, difformes, lépreux et enfants dormants dans les rues. On dit d’ailleurs que l’Inde ne laisse pas indifférents, soit on l’adore, soit on la déteste. Nous aurions une vision un peu plus nuancée. Nous avons été particulièrement touchés par la rencontre avec certains indiens et dégoutés par d’autres, nous avons vu des merveilles architecturales collées à des bidonvilles, des vaches sacrées se baladant tranquillement au milieu d’une circulation infernale, des anciens palais de Maharajas côtoyant des abris de fortune, ainsi qu’une terrible misère humaine.

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Voyager en Inde n’est pas facile moralement mais a l’avantage de nous faire relativiser. On se dit qu’on est bien chanceux d’habiter en France et d’avoir la situation qui est la notre. Bien sûr, nous le savions avant et il ne nous a pas fallu attendre ce dernier pour nous en rendre compte, mais le pays s’impose comme un bon bilan. Bref, nous ne dirions pas que nous adorons l’Inde ou que nous la détestons, mais plutôt que nous sommes fascinés par certains de ses côtés et fatigués par d’autres. Fatigués de se battre tous les jours avec les indiens voulant nous arnaquer, s’intéressant faussement à nous simplement pour nous soutirer quelques roupies, fatigués de répondre à leurs questions incessantes, fatigués des conditions de voyage… Pourtant, il suffit de sortir des sentiers battus pour rencontrer une population attachante. Et nous l’avons bien vu lors de Diwali, une fête Hindoue où chacun illumine sa maison avec des bougies et allume des feux d’artifices. Nous avons rencontré des familles adorables, nous conviant à partager Diwali et nous offrant des pâtisseries. Les enfants nous invitent également à jouer avec et leurs pétards et nous découvrons au cours de la soirée l'hospitalité et la générosité des familles indiennes.

C’est donc plein de contradictions que se sont faits nos premiers pas à Delhi. Cette capitale bruyante et agitée, à l’instar du reste du pays, n’est pas vraiment passionnante mais se révèle être une assez bonne introduction à l’inde moderne et ses contradictions. On s’y est baladés en rickshaw au milieu d’une foule grouillante pour explorer les principaux monuments Moghols. Nous avons ainsi pu voir la ferveur des musulmans lors de l’appel à la prière devant la sublime mosquée Jama Masjid et contempler la grandeur de l’ancien empire Moghol en découvrant le Fort Rouge. Notre séjour à Delhi fut plus tourné sur un itinéraire insolite, à la découverte de ses ruelles, de ses marchés et de ses habitants. Nous y avons pris le pouls du pays mais aussi nos marques.

Notre deuxième étape fut la ville d’Agra et son célèbre Taj Mahal. Chef-d’œuvre de l’architecture Moghol, le Taj est tout simplement… stupéfiant ! Même pour Caroline qui l’avait déjà vu lors de son premier séjour en Inde, le Taj est toujours aussi prodigieux. Caché derrière des murs et une porte toute simple, le mausolée se découvre alors brutalement. Première vision, éblouissante et presque irréelle, le monument de marbre blanc apparait au bout d’un long jardin, un bassin à ses pieds, flanqué de part et d’autre de deux édifices en grès rouge. Il se dresse là, colossal et majestueux, nous laissant un instant pétrifiés d’émotion.

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La légende prétend que le Taj Mahal est dédié à l’amour perdu de l’empereur Shah Jahan. La mort de Mumtaz Mahal, sa compagne et âme soeur, laissa ce dernier fou de chagrin. Il fit vœu de construire un monument à sa mémoire qui n’ait pas son pareil au monde. Et il a plutôt bien réussi. La visite en elle-même aurait pu être assez courte mais nous passons pourtant trois heures à observer cet ouvrage magnifique. Comme des milliers de visiteurs, nous enlevons nos chaussures pour entrer dans le mausolée et observer les tombeaux. L'intérieur est assez sobre et c'est dehors que nous préférons être. Le Taj Mahal est hamonieux et nous nous posons sur la pelouse pour l'observer encore et encore.

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Nous partons à contre coeur car il nous faut visiter les autres monuments de la ville, tels que le Fort Rouge, beaucoup plus intéressant que celui de Delhi. Cette énorme forteresse, ancien palais des empereurs Moghols, n'a pas le charme du Taj Mahal mais se révèle passionnante à visiter. Derrière de puissants remparts, elle abrite une enfilade de palais de marbre, de mosquées et de jardins somptueux reflétant sans grande difficulté la puissance de cette cité impériale.

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Nous n'avons malheureusement pas le temps de découvrir plus Agra et nous mettons le cap le soir même sur Jaipur, capitale du Rajasthan.


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